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Tour audioLYON UNESCO : PENTES CROIX-ROUSSE

2 Étapes du circuit

  1. Aperçu de l'audioguide
  2. Aperçu de l'audioguide

    La Croix-Rousse prolonge au Nord la Presqu'Ile entre Saône et Rhône et correspond, en deux quartiers distincts, aux pentes et au plateau de la colline. Selon la littérature, elle doit son nom à une croix érigée en 1560 en pierre jaune-violacée de Couzon qualifiée à l'époque de 'pierre rousse'.

    Malgré les vestiges romains, et jusqu'au XVe siècle, on ne possède que peu de données historiques. C'est réellement à la Renaissance que se créé le territoire de la Croix-Rousse. A partir de 1512, Louis XII initie la construction des remparts, implantés à la rupture de pente à l'extrémité sud du plateau. Les triangles formés par les défenses sont toujours visibles aujourd'hui dans la disposition des places et des rues.

    Aux XVIIème et XVIIIème siècles, ce sont les activités agricoles (légumes et élevage) qui occupent le plus d'espace, mais le commerce prend petit à petit une grande importance sur les lieux de la Grande Rue et de Serin. La majorité des premières maisons a été construite pendant la deuxième moitié du XVIIIème siècle : on comptera jusqu'à 5.995 habitants en 1795. La Croix-Rousse vécut des moments agités après la Révolution de 1793 à 1852, puis s'intégra politiquement et économiquement à Lyon : on assista ainsi à d'importantes transformations immobilières et des mouvements sociaux difficiles.

    C'est à la Restauration, à partir de 1818, que la soierie et les grands métiers Jacquard transforment l'économie. On assiste à une migration des canuts alors installés principalement à Saint-Georges et aussi dans la Presqu'Ile vers la Croix-Rousse qui va devenir 'la colline qui travaille' par opposition à Fourvière 'la colline qui prie' : terrains disponibles, voieries nouvelles, constructions de locaux adaptés. Le nombre d'habitants grimpera ainsi à 28.610 en 1852.

    On ne peut parler de l'histoire de la Croix-Rousse sans citer la révolte des canuts : dans une conjoncture de l'industrie textile peu favorable en 1831, les ouvriers demandent à maintenir leurs revenus constamment en baisse. La révolte des tisseurs de la colline rejoints par ceux des Brotteaux et de la Guillotière eut lieu du 21 au 24 novembre mais fut en final sévèrement réprimée. Une autre insurrection eut lieu en avril 1834, puis encore une autre en 1848 dite "des Voraces".

    De 1852 à 1871, la Croix-Rousse s'intègre à Lyon et bénéficie des services de la Ville : équipements, hôpitaux, funiculaire en 1863, chemin de fer au Nord, distribution d'eau et éclairage, écoles.

  3. 1 Place de la Croix-Rousse
  4. 2 Boulevard de la Croix-Rousse
  5. 3 Mairie du 4e, 133 boulevard de la Croix-Rousse
  6. 4 Gros Caillou, 180 boulevard de la Croix-Rousse
  7. 5 Place Bellevue
  8. 6 Montée Saint-Sébastien
  9. 7 Eglise Saint-Bernard, montée Saint-Sébastien
  10. 8 Rue Général Sève
  11. 9 Impasse, 11 rue des Pierres Plantées
  12. 10 Impasse du Bon Pasteur
  13. 11 Point de Vue, 27 montée de la Grande Côte
  14. 12 Rue Diderot
  1. Aperçu de l'audioguide

    La Croix-Rousse prolonge au Nord la Presqu'Ile entre Saône et Rhône et correspond, en deux quartiers distincts, aux pentes et au plateau de la colline. Selon la littérature, elle doit son nom à une croix érigée en 1560 en pierre jaune-violacée de Couzon qualifiée à l'époque de 'pierre rousse'.

    Malgré les vestiges romains, et jusqu'au XVe siècle, on ne possède que peu de données historiques. C'est réellement à la Renaissance que se créé le territoire de la Croix-Rousse. A partir de 1512, Louis XII initie la construction des remparts, implantés à la rupture de pente à l'extrémité sud du plateau. Les triangles formés par les défenses sont toujours visibles aujourd'hui dans la disposition des places et des rues.

    Aux XVIIème et XVIIIème siècles, ce sont les activités agricoles (légumes et élevage) qui occupent le plus d'espace, mais le commerce prend petit à petit une grande importance sur les lieux de la Grande Rue et de Serin. La majorité des premières maisons a été construite pendant la deuxième moitié du XVIIIème siècle : on comptera jusqu'à 5.995 habitants en 1795. La Croix-Rousse vécut des moments agités après la Révolution de 1793 à 1852, puis s'intégra politiquement et économiquement à Lyon : on assista ainsi à d'importantes transformations immobilières et des mouvements sociaux difficiles.

    C'est à la Restauration, à partir de 1818, que la soierie et les grands métiers Jacquard transforment l'économie. On assiste à une migration des canuts alors installés principalement à Saint-Georges et aussi dans la Presqu'Ile vers la Croix-Rousse qui va devenir 'la colline qui travaille' par opposition à Fourvière 'la colline qui prie' : terrains disponibles, voieries nouvelles, constructions de locaux adaptés. Le nombre d'habitants grimpera ainsi à 28.610 en 1852.

    On ne peut parler de l'histoire de la Croix-Rousse sans citer la révolte des canuts : dans une conjoncture de l'industrie textile peu favorable en 1831, les ouvriers demandent à maintenir leurs revenus constamment en baisse. La révolte des tisseurs de la colline rejoints par ceux des Brotteaux et de la Guillotière eut lieu du 21 au 24 novembre mais fut en final sévèrement réprimée. Une autre insurrection eut lieu en avril 1834, puis encore une autre en 1848 dite "des Voraces".

    De 1852 à 1871, la Croix-Rousse s'intègre à Lyon et bénéficie des services de la Ville : équipements, hôpitaux, funiculaire en 1863, chemin de fer au Nord, distribution d'eau et éclairage, écoles.

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