Le quai Galuperie
Le quai Galuperie :
Il va du pont Marengo jusqu’au pont Pannecau. En nous y promenant, nous allons pouvoir songer aux embarcations de jadis qui naviguaient sur l’Adour et sur la Nive pour approvisionner Bayonne à l’aide de « galupes ». Le poète Isidore Salles a décrit ce commerce en six petites phrases : « Pins de Maremne, maïs de Gosse, foins de Guiche, résine d’Ygos (Landes), sel de Briscous, vins de Chalosse ». Et encore avait-il oublié le jambon du Labourd… et les fameuses pierres de Bidache et de Mousserolles !
Ces « galupes », on les appelait parfois « gabarres », qui sait peut-être en l’honneur de Jean Gabarret qui, vers 1740, fut un des maîtres de la corporation des « gabarriers » de Bayonne.
Mais il y avait d’autres sortes d’embarcations, comme les « tiyoles », évoquées dans la chanson « lous Tiyoulès » de Pierre Lesca, ou encore les « couralins » et les « chalibardons » (galupes ou chaloupes arrondies). Ceux-ci, qui avaient la proue et la poupe pointues et très relevées l’une vers l’autre, ont donné une expression très utilisée à Bayonne : « avoir le nez et le menton qui font chalibardon ». Simin Palay a même composé une chanson moqueuse à ce propos en 1929.
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