Antéfixe en forme de Méduse
Au 1er étage, dans la vitrine 7, regardez à présent l’objet n°6 : effrayant, n’est-il pas ? Il s’agit d’une antéfixe en forme de Gorgone, composée de deux fragments et restaurée. On l’a trouvée au sud-ouest du Parthénon en 1835.
Une antéfixe est une tuile constituée d’une face verticale généralement décorée en bas-relief. Elle est placée au coin supérieur du toit. Hormis leur fonction esthétique, les antéfixes avaient un intérêt pratique : ils empêchaient l’eau de pluie de s’infiltrer dans le toit, le vent d’emporter les tuiles, et les animaux nuisibles, tels que les oiseaux et les serpents, de nicher sous les combles. D’après le mythe, la tête de Médusa-Gorgô, après avoir été décapitée par Persée, fut offerte à Athéna qui l’inséra dans son bouclier légendaire, l’égide, de sorte que son regard pétrifiât tous ceux qui le regardaient.
Dans ce bas-relief, le visage de Méduse se singularise par des yeux énormes, un front froncé, une large bouche laissant apparaître des crocs effilés, et qui nous tire la langue. Les traits simiesques en sont rehaussés par des pigments de peintures rouge, noire et ocre. Ce faciès repoussant, très commun dans l’iconographie grecque, avait alors un rôle apotropaïque, c’est-à-dire pensé pour chasser les démons et le mauvais sort.
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