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ВведениеLe Cheylard, sur les chemins de la mémoire

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    La Bataille du Cheylard

    5 et 6 juillet 1944 : deux jours de batailles, de bombardements, de destructions par explosifs et d'incendies font rage sur la commune du Cheylard.

    Le 5 juillet dès 5 heures du matin, une colonne de la Wehrmacht forte d’un millier d’hommes part de Valence en direction du Cheylard. L’ennemi bien renseigné se garde d’emprunter la route sinueuse et encaissée de la vallée de l’Eyrieux. C’est un itinéraire par Privas et les routes de crêtes qui est choisi. A Chomérac, on dénombre le passage de 154 véhicules, camions transport de troupes, auto-mitrailleuses blindées, plusieurs véhicules semi chenillés avec canons et mortiers. Les avions basés à Valence apportent leur appui.
    La progression, malgré l’effet de surprise due à certaines carences dans le commandement des F.F.I., est plus lente que prévue, ralentie par des opérations de guérilla parfois improvisées. La plus réussie est celle à l’actif d’un groupe franc (groupe Cobu) d’une douzaine de garçons partis d’Antraigues pour dresser une embuscade au col des Quatre Vios, lieu-dit "Gambert". Deux véhicules sont stoppés à la grenade et les mitrailleurs ont le temps de vider leurs chargeurs avant un repli en bon ordre. Mais l’affrontement est inégal entre des formations encore en état d’organisation et des troupes aguerries, coutumières des opérations répressives et des crimes de guerre, qui progressent en mitraillant au passage sur tout ce qui bouge, y compris sur des paysans au travail dans leurs champs. Arrivés à Mézilhac, les assaillants se répartissent en quatre colonnes avec l’objectif d’éviter toute possibilité de repli aux formations de la Résistance cantonnées au Cheylard.

    Ce n’est cependant que vers 16 heures que les premiers assaillants parviennent à hauteur du château de La Chèze. La colonne empruntant la vallée de Dornas ne parvient au Cheylard que vers 21 heures. Les F.F.I, malgré de lourdes pertes, ont pu échapper à l’encerclement. Toute la nuit, les assaillants saccagent, pillent, incendient et se livrent aux exactions habituelles pour terroriser la population. Le 6 juillet au matin, ils achèvent "leur travail" en tirant au canon pour détruire la gare de chemin de fer et le garage Mandon à proximité qui était utilisé par les F.F.I. Avant leur repli définitif, ils tirent au canon contre le château de La Chèze et l’incendient.
    Le bilan de la bataille du Cheylard est lourd : 73 tués, 200 blessés parmi les F.F.I. ; 40 civils assassinés et 58 blessés. Pas de prisonniers, les blessés civils ou militaires sont achevés, considérés comme des "terroristes".

    _____

    Source : Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Ardèche (Le Teil)

  3. 1 La Bataille au Cheylard racontée par Guy SEGOL
  4. 2 Bataille au Cheylard 1
  5. 3 Bataille au Cheylard 2
  6. 4 Bataille au Cheylard 3
  7. 5 Bilan de la bataille
  1. Информация о туре

    La Bataille du Cheylard

    5 et 6 juillet 1944 : deux jours de batailles, de bombardements, de destructions par explosifs et d'incendies font rage sur la commune du Cheylard.

    Le 5 juillet dès 5 heures du matin, une colonne de la Wehrmacht forte d’un millier d’hommes part de Valence en direction du Cheylard. L’ennemi bien renseigné se garde d’emprunter la route sinueuse et encaissée de la vallée de l’Eyrieux. C’est un itinéraire par Privas et les routes de crêtes qui est choisi. A Chomérac, on dénombre le passage de 154 véhicules, camions transport de troupes, auto-mitrailleuses blindées, plusieurs véhicules semi chenillés avec canons et mortiers. Les avions basés à Valence apportent leur appui.
    La progression, malgré l’effet de surprise due à certaines carences dans le commandement des F.F.I., est plus lente que prévue, ralentie par des opérations de guérilla parfois improvisées. La plus réussie est celle à l’actif d’un groupe franc (groupe Cobu) d’une douzaine de garçons partis d’Antraigues pour dresser une embuscade au col des Quatre Vios, lieu-dit "Gambert". Deux véhicules sont stoppés à la grenade et les mitrailleurs ont le temps de vider leurs chargeurs avant un repli en bon ordre. Mais l’affrontement est inégal entre des formations encore en état d’organisation et des troupes aguerries, coutumières des opérations répressives et des crimes de guerre, qui progressent en mitraillant au passage sur tout ce qui bouge, y compris sur des paysans au travail dans leurs champs. Arrivés à Mézilhac, les assaillants se répartissent en quatre colonnes avec l’objectif d’éviter toute possibilité de repli aux formations de la Résistance cantonnées au Cheylard.

    Ce n’est cependant que vers 16 heures que les premiers assaillants parviennent à hauteur du château de La Chèze. La colonne empruntant la vallée de Dornas ne parvient au Cheylard que vers 21 heures. Les F.F.I, malgré de lourdes pertes, ont pu échapper à l’encerclement. Toute la nuit, les assaillants saccagent, pillent, incendient et se livrent aux exactions habituelles pour terroriser la population. Le 6 juillet au matin, ils achèvent "leur travail" en tirant au canon pour détruire la gare de chemin de fer et le garage Mandon à proximité qui était utilisé par les F.F.I. Avant leur repli définitif, ils tirent au canon contre le château de La Chèze et l’incendient.
    Le bilan de la bataille du Cheylard est lourd : 73 tués, 200 blessés parmi les F.F.I. ; 40 civils assassinés et 58 blessés. Pas de prisonniers, les blessés civils ou militaires sont achevés, considérés comme des "terroristes".

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    Source : Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Ardèche (Le Teil)

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